[Test] Beat Cop : la Loi c’est moi

Publié le 22 avril 2017 à 9 h 00 min

Mis à jour le 23 avril 2017 à 2 h 05 min

My Contractuel Simulator

Lundi, 10 heures du mat' : Vous êtes réveillé trop tard par un portable strident et un café trop mou. Vous vous apprêtez à quitter votre domicile pour ce que vous savez faire de mieux depuis que vous avez l'âge d'avoir un patron : travailler. À peine le portail ouvert et la voiture démarrée, vous remarquez un van immense à l'arrêt, se dressant fièrement devant vous et votre boss. Ravalant votre salive et un peu de café, vous cherchez le propriétaire du véhicule comme un ahuri. Vous vous prenez même à vous imaginer policier afin d'appeler la fourrière et de coller un bon vieux PV à l'avant du pare-brise de l'engin qui, décidément, ne bouge pas. Si comme moi, vous avez connu la rage de la justice, la vraie, alors cessez de lire ce test immédiatement et payez-vous Beat Cop.

Note de la rédaction 8.2/10
  • Graphismes - 6/10
    6/10
  • Bande-son et ambiance - 10/10
    10/10
  • Gameplay - 8/10
    8/10
  • Ecriture - 10/10
    10/10
  • Durée de vie - 7/10
    7/10
Note des utilisateurs 0/10 (0 votes)
Envoi
Your rating:
*Pour voter, placez votre curseur sur la barre ci-dessus et selectionnez votre note.

Il était une fois un charmant détective digne des plus grands Colombo, Magnum et autres inspecteurs allemands avec un balai dans le cul. Marié à une femme qui lui donna une gentille petite fille, il traquait les criminels sans relâche et avec passion. Son sacerdoce le mena un jour dans la villa d’un sénateur important du comté. Une banale affaire de cambriolage, pensa-t-il. Pourtant cette nuit, rien ne se déroula comme prévu. Il réussit à prendre le voleur la main dans le sac, même s’il fut forcé de l’abattre. À l’arrivée des renforts, verdict : un macchabée en plus et une mallette pleine de bijoux en moins. Vous êtes maintenant le seul suspect dans cette affaire qui pue la merde. Le juge parvient néanmoins à vous éviter la tôle en vous collant à la circulation pour le restant de vos jours.

Vis ma vie de flic de proximité

C’est dans ce contexte pas tout rose que les 2 devs polonais de Pixel Crow vous font prendre votre souris préférée. Après un briefing au commissariat lors duquel vous vous faites copieusement chambrer par vos nouveaux camarades de section, vous commencez votre première journée dans le secteur, le « Beat ». Vous vous présenterez tout d’abord aux commerçants en évoluant dans une rue tout en 2D pixel-art, ma foi pas dégueulasse. Et surtout, je dis bien surtout, vous allez commencer à mettre des PVs dans la rue comme un sagouin. Stationnement interdit, parcmètre écoulé, pneus usés, phares bousillés, tout est bon pour faire raquer le contribuable.

Vous allez me dire :  » 15 balles pour faire le même taffe que le gus en bleu en bas de chez moi qui se fait cracher dessus par tous mes voisins, c’est quand même un peu cher. » Et vous aurez complètement tort. Personnellement j’ai tout de suite senti le potentiel de jouissance lors de ces premières patrouilles. Je me sentais le bras de la justice, j’allais voir mes petits protégés pour leur dire qu’ils étaient en sécurité avec moi et puis, vite, j’accourais auprès de leur tuture et je sortais mon carnet. Niark. Mais j’ai vite déchanté. 

 

Jouez au gendarme et au voleur une mi-temps dans chaque camp

Dès la troisième journée, vous recevez un coup de fil de votre chef. Apparemment divorcé, il va falloir payer une pension alimentaire à votre femme. Coup de panique : l’addition est salée. Et ce ne sont pas les 50 dollars quotidiens gagnés à la sueur de votre stylo qui vont pouvoir payer les études de la gamine. Heureusement, les développeurs du jeu ont pensé à tout et deux factions en plus de la police vont vous permettre d’arrondir un peu vos fin de mois : les Italiens et les Afro-américains. D’habitude ceux-là, vous les coffrez de but en blanc, sans faire d’histoire. Pourtant à partir d’un certain stade dans le jeu, vous allez pouvoir faire des petites missions grassement payées pour l’un ou l’autre caïd de la rue. Le jeu devient alors un casse-tête drôlement addictif.

 

 

« Un homicide sur la 609? J’ai pas le temps! Je dois aller sauver un chat. »

Vous vous doutez bien qu’entre le quota exigé par votre supérieur, les mafieux qui vous graissent la patte avec des demandes balkanesques – comme attirer un ancien camarade de classe à l’interphone pour ensuite le laisser à la merci des truands et de leurs battes de baseball – et les braquos qui surviennent aléatoirement, il va y avoir un petit problème. En effet, 5 minutes dans le jeu durent 5 secondes IRL. Autant dire que vous allez devoir faire des choix, et des choix même parfois assez frustrants.

Il vous faudra donc établir une route très sérieuse de votre itinéraire au début de votre journée, sans quoi vous raterez immanquablement « tout ce qui se pass’ dans la street ». Et je ne parle même pas des missions annexes complètement barjos que vous proposeront les personnages secondaires du jeu. Si vous avez toujours voulu savoir comment envoyer chier des journalistes, arrêter un ex-criminel de guerre nazi ou tourner un porno chez quelqu’un en toute légalité, ne cherchez plus, vous êtes au bon endroit. Les vannes font toujours rire et le ton choisi, scato-flico-beauf de série B, fait mouche. On se croirait dans Sam & Max, les bestioles en moins et les morpions en plus.

 

Sam & Max Cross Les Tontons Flingueurs cross Papers Please

Alors certes, les graphismes sont assez limités et vous allez parfois vous ennuyer de toujours double-cliquer pour courir dans une simple rue américaine des années 80. Certes, quelques rares petits bugs d’affichage peuvent être gênants lorsque vous êtes en rade à la fin de la journée pour faire votre quota. Certes encore, le jeu est punitif quant au scénario principal, et certes enfin, la rejouabilité est artificielle car vous n’aurez pas la bonne fin du premier coup – Chut ! sinon vous me foutez la honte -. Mais selon moi tous ces petits défauts ne parviennent guère à entacher une expérience originale de jeu vidéo. Vous allez incarner un gardien de la paix civile, que ses responsabilités rendent faible, dans un monde de fous, drôle et réaliste à la fois.

 

Les points forts

  • Un humour décapant digne des plus grands point’n’click
  • Une ambiance de fou permise par un sound design sérieux et des dialogues crédibles
  • Mettre des putains de PVs quoi ! Bordel…

Les points faibles

  • Si vous êtes allergiques au disco ou à l’ambiance 80’s en général, jouez plutôt à Papers Please
  • Quelques bugs et le jeu n’est pour l’instant disponible qu’en anglais. En même temps les mecs sont deux et c’est leur premier jeu
  • Un peu redondant graphiquement. Impossible d’y jouer plus de 2 heures d’affilée sans faire de pause Zap TV.
[apss_share networks="facebook, twitter, pinterest, digg, google-plus" share_text="Partages sur les réseaux sociaux si tu aimes" counter="1" http_count="1"]
Photo du profil de Tardiche

Article écrit par Tardiche

Rédacteur spécialisé STR, RPG, 4X et tous les sigles où on joue avec sa tête et pas tellement avec ses mains. La rédac' m'a d'ailleurs réformé de MOBA et de FPS en raison de mes doigts palmés et d'absence de système nerveux reptilien.

Pour accéder à mon profil et à mes autres news inscris toi sur le site.

Ton avis nous intéresse. Partage donc ton opinion en en nous écrivant.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Rubriques de l'article

Pour soutenir notre site, tu peux désactiver Adblock!

  • 3 publicités max/page
  • Ne gêne pas la lecture
  • Pas de jeux d'argents ...
  • Pas de virus, ni PopUp
  • Merci pour ton soutien.

Concours