Franchises médicales : ce qui change pour votre reste à charge

Le gouvernement a confirmé fin juillet 2026 une réforme qui va alourdir la facture santé de millions de Français. Dès octobre 2026, les plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires vont doubler, tandis que plusieurs taux de remboursement de l’Assurance Maladie seront revus à la baisse.

Un reste à charge annuel qui passe de 100 à 200 euros

Actuellement, chaque catégorie de franchise (médicaments, actes paramédicaux, transports sanitaires) est plafonnée à 50 € par an, pour un maximum cumulé de 100 €. À partir d’octobre, ce plafond sera porté à 100 € par catégorie, portant le reste à charge maximal à 200 € par an et par personne. Les montants prélevés à chaque acte restent en revanche inchangés : 1 € par médicament, 2 € par consultation, 4 € par transport sanitaire.

Pour un patient suivant un traitement régulier, cette hausse peut se traduire par plusieurs dizaines d’euros supplémentaires à débourser chaque année, avant même de tenir compte des autres évolutions de remboursement annoncées pour 2027.

Des taux de remboursement revus à la baisse dès 2027

Au-delà des franchises, plusieurs taux de prise en charge par la Sécurité sociale vont diminuer progressivement à partir de 2027 :

  • Médicaments à service médical rendu faible : remboursement ramené de 15 % à 5 %.
  • Médicaments à service médical rendu modéré : de 30 % à 15 %.
  • Consultations et soins dentaires : de 60 % à 50 %.
  • Transports sanitaires : de 60 % à 50 %.
  • Dispositifs médicaux : de 55 % à 50 %.

Ces baisses concernent directement le budget santé des ménages et risquent de peser davantage sur les personnes suivant des traitements chroniques ou de longue durée, en dentaire notamment.

Des exemptions ciblées, mais pas pour les malades chroniques

Certains publics resteront protégés de la hausse des franchises : les mineurs, les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (CSS) et les femmes enceintes à partir du sixième mois de grossesse. En revanche, les patients en affection de longue durée (ALD) ne bénéficient d’aucune exonération spécifique sur ce nouveau plafond : ils devront comme les autres assurés atteindre les 200 € de reste à charge annuel, alors qu’ils multiplient souvent les actes médicaux et les traitements au cours de l’année.

Un objectif clair : réduire le déficit de la Sécurité sociale

Cette réforme s’inscrit dans un effort budgétaire plus large : le gouvernement vise entre 1,2 et 1,7 milliard d’euros d’économies, dans un contexte où le déficit de la Sécurité sociale est attendu à 23,2 milliards d’euros en 2026. Concrètement, une partie du coût aujourd’hui supporté par l’Assurance Maladie sera transférée vers les organismes complémentaires, ce qui devrait se répercuter sur les cotisations des mutuelles santé dans les mois qui viennent, un paramètre à surveiller de près pour le budget des ménages.

Un outil pour mieux suivre ses remboursements

Pour aider les assurés à anticiper ces changements, l’Assurance Maladie a mis en ligne depuis la mi-juillet un nouveau relevé annuel de prestations, accessible directement sur le compte Ameli. Présenté sous forme de graphique, il permet de visualiser en un coup d’œil l’ensemble des remboursements perçus dans l’année et de mieux anticiper l’impact de la hausse des franchises sur son budget personnel.

Cette réforme des franchises médicales s’ajoute à une série de mesures d’économies annoncées ces derniers mois dans le champ de la santé publique, et devrait continuer à alimenter le débat budgétaire à la rentrée, alors que le Parlement doit encore examiner le prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Les évolutions à venir seront à suivre de près dans l’actualité nationale.

Questions fréquentes

Quand la hausse des franchises médicales entre-t-elle en vigueur ?

Le doublement des plafonds de franchises et participations forfaitaires s’applique à partir d’octobre 2026, portant le reste à charge maximal annuel à 200 € par personne.

Qui est exempté de cette hausse ?

Les mineurs, les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (CSS) et les femmes enceintes à partir du sixième mois de grossesse restent protégés. Les patients en affection de longue durée ne bénéficient en revanche d’aucune exonération spécifique.

Le montant prélevé à chaque acte médical augmente-t-il aussi ?

Non, les montants unitaires restent inchangés (1 € par médicament, 2 € par consultation, 4 € par transport). Ce sont les plafonds annuels cumulés qui doublent.

Sources

ADP AssurancesAssemblée nationaleCNEWS

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Celine Billard
Celine Billard
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