Sport en France : le recul des non-pratiquants, mais des écarts sociaux qui persistent

La pratique sportive en France progresse, mais pas de la même façon pour tout le monde. C’est ce que révèle l’Eurobaromètre spécial consacré au sport et à l’activité physique, publié par la Commission européenne et commenté par le cabinet spécialisé en politiques sportives Patrick Bayeux. Entre les deux vagues de l’enquête, menées en 2022 et en 2026, la part des Français qui ne font jamais de sport recule nettement, mais les écarts entre catégories sociales restent, eux, quasiment inchangés.

Un recul net de la sédentarité totale

Selon cette enquête réalisée auprès de 1 016 personnes en France entre le 9 avril et le 4 mai 2026 (26 421 répondants dans les 27 pays de l’Union), la part des Français déclarant ne jamais pratiquer d’activité physique est passée de 45 % en 2022 à 36 % en 2026, soit neuf points de moins en quatre ans. La moyenne européenne recule également, mais plus modestement : de 45 % à 39 %. La France se classe désormais au 10e rang des 27 pays membres pour ce critère, et seuls six pays affichent une baisse plus marquée sur la période.

Chez les pratiquants réguliers, qui représentent 51 % de la population, 28 % font du sport une à deux fois par semaine, en hausse de 7 points depuis 2022. Un article publié récemment sur la hausse record de la pratique sportive en France détaillait déjà cette tendance générale ; l’Eurobaromètre vient la confirmer avec des données officielles et comparables à l’échelle européenne.

Le club, marque distinctive de la pratique française

Autre enseignement : la France se distingue par son attachement au club sportif. 19 % des pratiquants français s’exercent en club, contre 12 % en moyenne dans l’Union européenne — la France occupe le 2e rang européen sur ce critère, derrière les Pays-Bas (22 %). Au total, 22 % des Français sont membres d’un club, contre 16 % en moyenne européenne.

À l’inverse, la pratique en salle de remise en forme reste moins développée qu’ailleurs : seuls 11 % des Français s’y rendent (contre 19 % en moyenne UE), même si ce chiffre progresse de 5 points depuis 2022. Au global, 38 % des pratiquants français appartiennent à au moins un club ou une salle, contre 42 % dans l’UE. Ce goût pour la vie associative sportive rejoint des dynamiques déjà observées autour des loisirs de plein air et des activités outdoor, en plein essor en France.

Des écarts sociaux qui ne se résorbent pas

Le recul de la sédentarité ne gomme pas les inégalités sociales d’accès au sport. Selon la même enquête, 18 % des cadres déclarent ne jamais faire de sport, contre 37 % des ouvriers et 54 % des retraités. Un rapport Toluna Harris Interactive publié par le ministère des Sports en octobre 2026 confirme ce constat et souligne le rôle des dispositifs d’aide, comme le Pass’Sport, dans la réduction de ces écarts chez les plus jeunes — un sujet également traité à l’occasion de l’opération Septembre Bouge, qui vise justement à remettre le sport au cœur du quotidien de tous les publics.

Côté budget, les Français restent parmi les plus économes d’Europe : 82 % dépensent moins de 50 € par mois pour leur pratique sportive, contre 75 % en moyenne européenne. La France figure ainsi parmi les trois pays de l’UE où le budget sport des ménages est le plus faible.

  • 36 % des Français ne font jamais de sport en 2026, contre 45 % en 2022
  • 19 % des pratiquants s’exercent en club, 2e rang européen
  • 18 % des cadres contre 54 % des retraités ne pratiquent jamais de sport
  • 82 % des pratiquants dépensent moins de 50 € par mois

Questions fréquentes

Quelle est la source de ces chiffres sur le sport en France ?

Il s’agit de l’Eurobaromètre spécial « Sport et activité physique » de la Commission européenne, réalisé en avril-mai 2026 auprès de 1 016 personnes en France, comparé à la vague précédente de 2022.

Pourquoi la pratique en club progresse-t-elle en France ?

L’enquête ne tranche pas sur les causes précises, mais la hausse de la pratique en club (+3 points) coïncide avec le développement de dispositifs publics d’aide à l’inscription, comme le Pass’Sport, et une offre associative dense sur le territoire.

Les écarts sociaux dans la pratique sportive se réduisent-ils ?

Non : malgré le recul global de la sédentarité, l’écart entre cadres (18 % de non-pratiquants) et retraités (54 %) reste très marqué en 2026, un constat partagé par le ministère des Sports.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Paul Henry
Paul Henry
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