MaPrimeRénov’ : ce qui change au 1er septembre 2026

À partir du 1er septembre 2026, la principale aide publique à la rénovation des logements change de logique. Le gouvernement recentre MaPrimeRénov’ sur les chantiers de grande ampleur et écarte plusieurs travaux réalisés isolément. Pour les propriétaires qui préparent des travaux dans leur maison cet automne, l’agenda et les arbitrages méritent d’être posés dès maintenant.

Ce qui change concrètement au 1er septembre

Le décret et l’arrêté encadrant cette évolution ont été présentés le 2 juillet 2026 au Conseil national de l’habitat. L’instance a rendu un avis défavorable, mais celui-ci reste consultatif : il ne bloque pas l’entrée en vigueur du texte. Le message de l’exécutif est clair : concentrer les moyens sur les rénovations qui font réellement gagner des classes au diagnostic de performance énergétique (DPE).

Le budget dédié à l’Agence nationale de l’habitat (Anah) est annoncé autour de 4,6 milliards d’euros, dont environ 3,6 milliards fléchés vers MaPrimeRénov’, un niveau comparable à celui de 2025. L’enveloppe ne baisse donc pas : c’est sa répartition qui se déplace, du geste unique vers le bouquet de travaux.

Rénovation par geste ou rénovation d’ampleur ?

Jusqu’ici, le parcours « par geste » permettait de financer un seul poste, comme le changement d’un système de chauffage. Ce parcours se restreint : plusieurs travaux isolés ne seront plus éligibles seuls après le 1er septembre. Ils resteront finançables uniquement s’ils s’inscrivent dans une rénovation d’ampleur, c’est-à-dire un ensemble de travaux permettant un gain d’au moins deux classes de DPE.

Deux postes avaient déjà été sortis de l’éligibilité par la loi de finances 2026 : l’isolation des murs par l’intérieur et les chaudières biomasse individuelles. Pour le reste, les barèmes « par geste » encore applicables cet été donnent des repères utiles avant la bascule :

  • Pompe à chaleur air/eau : 5 000 € pour les ménages très modestes, 4 000 € pour les modestes, 3 000 € pour les intermédiaires.
  • Isolation des combles : de 25 €/m² (très modestes) à 15 €/m² (modestes), dans la limite de 100 m².
  • Cumul avec les Certificats d’économies d’énergie (CEE) plafonné à 90 % de la dépense pour les très modestes, 75 % pour les modestes, 60 % pour les intermédiaires.

Pourquoi c’est important pour votre projet

Distinguer les faits des projections aide à décider. Fait avéré : la fenêtre pour déposer un dossier « par geste » sur certains travaux se referme au 1er septembre. Conséquence concrète : un ménage qui envisageait uniquement de remplacer un équipement a intérêt à vérifier son éligibilité avant l’échéance, ou à basculer vers un projet global. La rénovation d’ampleur demande davantage de préparation — audit énergétique, coordination des lots, accompagnement — mais ouvre des montants d’aide plus élevés et une amélioration mesurable du confort.

Côté idées reçues : non, l’aide ne disparaît pas, et non, tous les petits travaux ne sont pas exclus. L’enjeu est surtout de calendrier et de cohérence du chantier. Pour approfondir le volet patrimonial, la rubrique Immobilier – Construction suit ces évolutions, tandis que la rubrique Ecologie – Climat replace la performance énergétique dans son contexte. Nos conseils pratiques d’aménagement restent regroupés en Maison et Jardin.

Questions fréquentes

MaPrimeRénov’ est-elle supprimée en septembre 2026 ?

Non. L’aide est maintenue et son budget reste stable, autour de 3,6 milliards d’euros. Ce sont les règles d’attribution qui évoluent, avec une priorité donnée aux rénovations d’ampleur.

Quels travaux ne seront plus financés seuls ?

Plusieurs gestes isolés sortent du parcours « par geste » au 1er septembre 2026 et ne resteront finançables que dans le cadre d’un bouquet de travaux. L’isolation des murs par l’intérieur et les chaudières biomasse individuelles étaient déjà exclues depuis la loi de finances 2026.

Qu’est-ce qu’une rénovation d’ampleur ?

C’est un ensemble de travaux réalisés dans le même projet permettant un gain d’au moins deux classes au DPE. Elle s’accompagne généralement d’un audit énergétique et donne accès à des montants d’aide plus importants.

Sources

Celine Billard
Celine Billard
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