Dans plus de six communes rurales sur dix, il n’existe plus aucun commerce de détail pour acheter du pain, une conserve ou un rôti du dimanche. Face à cette désertification, l’État vient de dévoiler une nouvelle salve de soutiens destinée à faire renaître le commerce de proximité rural, sous des formes parfois inattendues : boutique fixe reprise par une commune, ou camion itinérant qui tourne de village en village selon un circuit fixe.
Le ministère chargé des PME, du Commerce et de l’Artisanat a annoncé fin juillet une deuxième vague de 42 nouveaux lauréats pour son fonds de soutien au commerce rural, portant à 73 le nombre de projets retenus depuis le début de l’année. Un dispositif pensé pour des territoires où l’épicerie du coin a souvent disparu depuis longtemps.
Un fonds qui cible les derniers villages sans commerce
Depuis son lancement en 2023, le fonds a mobilisé 20,1 millions d’euros et soutenu près de 1 200 communes, au bénéfice de plus d’un million d’habitants. Concrètement, chaque projet retenu peut recevoir entre 20 000 et 50 000 euros pour financer l’ouverture, la modernisation ou la reprise d’un commerce multi-services : boulangerie, épicerie, supérette, bar-tabac ou café-restaurant.
La nouveauté de cette deuxième vague tient à la part grandissante des commerces itinérants : sept des 42 projets financés sont des camions-boutiques (boucherie, poissonnerie, épicerie) qui desservent plusieurs communes selon une tournée hebdomadaire fixe, une réponse pragmatique quand la clientèle d’un seul village est trop réduite pour justifier un point de vente permanent.
Où sont installés les nouveaux projets ?
La répartition géographique des 42 lauréats de cette vague montre une concentration dans les régions les plus rurales du pays :
- Nouvelle-Aquitaine : 9 projets
- Auvergne-Rhône-Alpes : 7 projets
- Bourgogne-Franche-Comté : 5 projets
- Normandie et Occitanie : 4 projets chacune
- Hauts-de-France, Pays de la Loire et Corse : 3 projets chacune
- Bretagne et Île-de-France : 2 projets chacune
« Le commerce de proximité, c’est bien plus qu’une activité économique : c’est ce qui fait qu’un village reste vivant », a résumé le ministre en charge du dossier lors de l’annonce des lauréats.
Pourquoi ce sujet dépasse la seule économie locale
Derrière les chiffres, l’enjeu est aussi social : un commerce qui rouvre, c’est souvent le seul lieu de sociabilité qui reste dans un village sans école ni bureau de poste. Les élus locaux qui portent ces projets soulignent régulièrement que la présence d’un point de vente, même mobile, limite l’isolement des personnes âgées et évite des trajets de plusieurs dizaines de kilomètres pour les courses du quotidien. L’aide reste par ailleurs cumulable avec d’autres dispositifs de soutien à l'emploi, ce qui facilite le recrutement d’un gérant ou d’un chauffeur-livreur pour les tournées itinérantes.
Pour les communes candidates aux prochaines vagues, le dossier passe par les services économiques régionaux, qui instruisent les demandes avant transmission au ministère. Le rythme de deux vagues par an laisse penser qu’un nouvel appel à projets devrait suivre dans les prochains mois.
Questions fréquentes
Qui peut bénéficier du fonds de soutien au commerce rural ?
Les communes rurales dépourvues de commerce de détail, ainsi que les porteurs de projet (commune, intercommunalité ou entrepreneur privé) qui souhaitent ouvrir, reprendre ou moderniser un commerce multi-services, fixe ou itinérant.
Quel est le montant moyen de l’aide accordée ?
Les projets retenus reçoivent en moyenne entre 20 000 et 50 000 euros, selon la nature de l’installation ou de la reprise envisagée.
Les camions-boutiques remplacent-ils les commerces fixes ?
Non, ils viennent en complément dans les zones où la population est trop dispersée pour soutenir un point de vente permanent, en desservant plusieurs villages selon une tournée hebdomadaire régulière.
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Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale