City-maxxing : la nouvelle tendance qui transforme les voyages de luxe

Fini le séjour d’une semaine planté dans une seule ville : les voyageurs les plus aisés adoptent désormais le city-maxxing, une tendance qui consiste à enchaîner plusieurs destinations sur un même séjour pour multiplier les expériences. Le terme, forgé par le réseau international Virtuoso, s’impose comme l’un des signaux les plus commentés pour les voyages de 2026-2027.

Qu’est-ce que le city-maxxing ?

Le principe est simple : plutôt que de rester sept jours dans la même ville, les voyageurs enchaînent deux, trois, parfois quatre étapes en quelques jours, en misant sur l’intensité plutôt que sur la durée. Chaque escale est courte mais dense : une ville pour la gastronomie, une autre pour le patrimoine, une troisième pour la vie nocturne. Cette logique de séjour multi-villes répond à une envie de densité d’expériences plutôt que de repos prolongé, et touche en priorité la clientèle du voyage haut de gamme.

Un trajet sur deux franchit une frontière

Selon les données relayées par plusieurs spécialistes du tourisme, environ un itinéraire de city-maxxing sur deux comprend le passage d’une frontière internationale. Le duo le plus fréquent associe la France et l’Italie, suivi de la France et du Royaume-Uni, puis de l’Italie et de la Suisse. Cette dimension transfrontalière remet d’ailleurs sur le devant de la scène les formalités d’entrée en Europe, à l’heure où l’autorisation de voyage ETIAS doit encadrer l’accès à l’espace Schengen pour les ressortissants de nombreux pays tiers.

  • Environ 1 itinéraire sur 2 traverse au moins une frontière
  • France + Italie : le duo de destinations le plus recherché
  • France + Royaume-Uni, puis Italie + Suisse complètent le podium

Le hors-saison, deuxième signal fort

Le city-maxxing n’est pas la seule évolution notable : les agences spécialisées observent aussi un étalement croissant des dates de départ, les voyageurs cherchant à éviter les pics estivaux traditionnels pour profiter de tarifs plus souples et de sites moins fréquentés. Cette recherche d’un rythme différent rejoint d’autres formats émergents, comme les « skillidays », ces vacances où l’on profite du séjour pour apprendre un nouveau savoir-faire plutôt que de simplement se reposer.

Pourquoi cette tendance s’installe

Plusieurs facteurs expliquent la montée du city-maxxing : la multiplication des liaisons aériennes directes entre villes moyennes européennes, l’appétit d’une clientèle habituée à consommer du contenu court et varié, et une envie de justifier chaque déplacement par un maximum d’expériences vécues. Le phénomène s’inscrit aussi dans une dynamique plus large de hausse de la fréquentation touristique observée cette année, dont la forte progression des réservations enregistrée en septembre en France est une autre illustration.

Pour les professionnels du secteur, l’enjeu est désormais d’adapter l’offre : itinéraires clé en main reliant plusieurs villes, transferts simplifiés entre destinations et conciergeries capables de coordonner un séjour éclaté sur deux ou trois pays en quelques jours seulement.

Questions fréquentes

Le city-maxxing est-il réservé aux voyages de luxe ?

La tendance a été identifiée en premier lieu chez la clientèle haut de gamme, via le réseau Virtuoso, mais la logique de séjours multi-villes courts se retrouve de plus en plus dans l’offre de voyage grand public, notamment sur les liaisons européennes.

Faut-il forcément changer de pays pour faire du city-maxxing ?

Non : la tendance inclut aussi des itinéraires enchaînant plusieurs villes d’un même pays, même si les données montrent qu’environ un trajet sur deux franchit effectivement une frontière.

Pourquoi le hors-saison progresse-t-il en parallèle ?

Les voyageurs cherchent à éviter l’affluence et les prix élevés de la haute saison, tout en profitant d’un climat encore favorable en dehors des mois de juillet-août, ce qui favorise des séjours étalés sur une plus longue période de l’année.

Sources

Euronews Travel

Yonder

Journal du Luxe

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Paul Henry
Paul Henry
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