Bronzette et farniente ne suffisent plus à faire de bonnes vacances pour une partie croissante des Européens. Une nouvelle tendance touristique, baptisée les « skillidays » (contraction de « skill », compétence, et « holiday », vacances), gagne du terrain cet été : partir non pas pour ne rien faire, mais pour repartir avec un savoir-faire en plus. Cuisine, artisanat traditionnel, bien-être ou activités manuelles, ce nouveau réflexe de voyageurs redessine une partie de l’offre touristique européenne.
Un Européen sur deux tenté par l’apprentissage en vacances
Selon plusieurs études menées cet été, près d’un Européen sur deux, soit 48 % des sondés, envisage de découvrir un nouveau savoir-faire pendant ses vacances. En Suisse, la proportion grimpe même à 45 % des personnes interrogées, avec un engouement particulièrement marqué chez les jeunes générations. Loin d’un effet de mode isolé, la tendance s’observe dans plusieurs pays européens et s’installe progressivement dans les catalogues des professionnels du tourisme.
Cuisine, artisanat et bien-être en tête des envies
Les domaines plébiscités par les vacanciers sont assez concrets. La fabrication de produits alimentaires et de boissons arrive en tête avec 27 % des réponses, suivie de près par les compétences culinaires classiques (26 %). Viennent ensuite le bien-être et les activités corporelles comme le yoga (25 %), puis l’artisanat traditionnel (23 %). Ce classement traduit une recherche d’expériences concrètes et transmissibles, à l’opposé des vacances passives.
- 48 % des Européens envisagent d’apprendre une compétence pendant leurs vacances
- Fabrication alimentaire et boissons : activité la plus recherchée (27 %)
- Cuisine (26 %), bien-être/yoga (25 %) et artisanat traditionnel (23 %) complètent le podium
- Tendance particulièrement marquée chez la génération Z
Une manne pour le tourisme local
Ce basculement profite directement aux petites structures touristiques. Les vacanciers séduits par les « skillidays » se déclarent prêts à dépenser davantage pour ces expériences d’apprentissage, au bénéfice des PME locales : ateliers artisanaux, fermes pédagogiques, écoles de cuisine ou studios de bien-être. En France, un aspect particulier de la tendance se distingue : le « skilful togetherness », c’est-à-dire l’apprentissage collectif, où l’on vient chercher autant la transmission d’un savoir-faire que le lien social créé autour de l’activité.
Pour les professionnels du secteur, cette évolution pousse à repenser une partie de l’offre : proposer des ateliers courts, adaptés à des groupes de vacanciers de passage, devient un argument commercial à part entière, au même titre qu’une belle piscine ou qu’un emplacement en bord de mer. Les hébergeurs qui nouent des partenariats avec des artisans ou des professionnels locaux pour proposer ce type d’activités constatent une hausse de la demande, notamment sur les courts séjours.
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Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un « skilliday » exactement ?
Il s’agit d’un séjour de vacances organisé autour de l’apprentissage d’un nouveau savoir-faire, qu’il s’agisse de cuisine, d’artisanat, de bien-être ou d’activités manuelles, plutôt que d’un séjour purement axé sur le repos.
Cette tendance concerne-t-elle surtout les jeunes voyageurs ?
Elle est particulièrement marquée chez la génération Z, mais les études montrent qu’elle séduit largement au-delà, avec près d’un Européen sur deux qui se dit intéressé par ce type d’expérience pendant ses vacances.
Quel est l’impact pour les professionnels du tourisme local ?
Les vacanciers adeptes des « skillidays » se déclarent prêts à dépenser davantage pour ces expériences, ce qui profite directement aux PME locales comme les ateliers artisanaux, les fermes pédagogiques ou les écoles de cuisine.
Sources
RTS — Vacances 2026 : la tendance du « skilliday » séduit les Suisses
Planet Fintech — « Skillidays » : la moitié des Européens veulent apprendre un nouveau savoir-faire
Social Mag — Les « skillidays », nouvelle manne pour le tourisme européen