Économie du bien-être : ce secteur dépasse désormais le tourisme mondial

L’économie du bien-être vient de franchir un cap symbolique : selon le dernier rapport du Global Wellness Institute, ce secteur pèse désormais 6,8 billions de dollars à l’échelle mondiale, dépassant largement le tourisme international, évalué à environ 5 billions de dollars. Spas, méditation, alimentation saine, sport doux ou encore voyages ressourçants : cette dynamique redessine en profondeur notre art de vivre, y compris en France, où les pratiques de mieux-être quittent peu à peu la sphère du luxe pour s’installer dans le quotidien.

Un secteur qui pèse désormais plus lourd que le tourisme mondial

Publié en novembre 2025, le Global Wellness Economy Monitor confirme une progression de 7,9% entre 2023 et 2024 pour l’ensemble de la filière bien-être. Ce montant place désormais le secteur devant le tourisme international (environ 5 billions de dollars), l’industrie du sport (2,7 billions) ou encore l’économie verte (5,1 billions de dollars). Les segments qui tirent le plus cette croissance sont l’immobilier orienté bien-être et le bien-être mental, en hausse respective de 19,5% et 12,4% par an depuis 2019. Les prévisions du Global Wellness Institute tablent sur un marché proche de 9,8 billions de dollars d’ici 2029, porté par une demande qui ne se dément pas depuis la sortie de la pandémie.

Pourquoi cette tendance s’installe durablement dans le quotidien des Français

Cette bascule mondiale se traduit concrètement par une multiplication des offres accessibles au grand public, loin des seules cures de luxe réservées à quelques initiés. En France, plusieurs signes témoignent de cette appropriation par le plus grand nombre :

  • Multiplication des spas urbains et instituts de soins express en centre-ville, pensés pour une pause courte entre deux rendez-vous plutôt que pour une journée entière.
  • Essor des applications de méditation guidée et de respiration, désormais intégrées à des routines quotidiennes plutôt qu’à des pratiques occasionnelles réservées aux vacances.
  • Développement du tourisme de bien-être, avec des séjours combinant nature, activité physique douce et déconnexion, y compris sur de courts week-ends proches du domicile.
  • Intérêt croissant des entreprises pour des programmes de qualité de vie au travail incluant des séances de pleine conscience, un signe que le bien-être déborde désormais la seule sphère privée.

Comment intégrer cette dynamique à son propre art de vivre

Pas besoin d’un budget conséquent pour profiter de cette évolution mondiale. Quelques habitudes simples suffisent à s’inscrire dans cette tendance de fond : privilégier des marches quotidiennes en extérieur, réserver un créneau hebdomadaire sans écran, ou encore choisir une escapade voyage-tourisme centrée sur la nature plutôt que sur un programme chargé d’activités. Les loisirs doux — yoga, sophrologie, jardinage, lecture — trouvent aussi toute leur place dans cette recherche d’équilibre, au croisement de l’art de vivre et de la santé au quotidien. L’enjeu n’est pas de suivre une mode passagère venue des réseaux sociaux, mais bien de construire une routine soutenable sur la durée, en phase avec ses propres contraintes de temps, d’énergie et de budget. C’est précisément cette accessibilité retrouvée qui explique, selon les analystes du secteur, pourquoi l’économie du bien-être continue de croître plus vite que la plupart des autres grandes filières mondiales.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que l’économie du bien-être exactement ?

Elle regroupe l’ensemble des activités économiques liées à la santé physique et mentale au sens large : spas, nutrition, fitness, tourisme de bien-être, immobilier « wellness », méditation ou encore soins de la personne. Le Global Wellness Institute estime ce marché à 6,8 billions de dollars en 2025.

Pourquoi ce secteur dépasse-t-il désormais le tourisme mondial ?

La demande pour des expériences liées à la santé mentale et physique a fortement progressé ces dernières années, portée par une prise de conscience post-pandémie et par le vieillissement de la population dans de nombreux pays développés. Le tourisme international, pourtant en reprise, reste pour l’instant inférieur en valeur globale à l’ensemble de la filière bien-être.

Cette tendance concerne-t-elle vraiment le quotidien, ou seulement le luxe ?

Si des segments premium existent bel et bien, la croissance du secteur s’appuie aussi largement sur des pratiques accessibles : applications gratuites de méditation, marche, alimentation équilibrée ou courtes pauses bien-être en ville, qui ne nécessitent ni abonnement coûteux ni déplacement lointain.

Sources

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Paul Henry
Paul Henry
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