Un quart des Français se dit désormais flexitarien, une tendance de fond confirmée par une nouvelle enquête menée pour FranceAgriMer. Sans renoncer totalement à la viande, de plus en plus de foyers réduisent leur consommation carnée au quotidien, un mouvement qui redessine peu à peu les rayons des supermarchés et les habitudes des ménages français.
Le flexitarisme, loin devant le végétarisme strict
Selon une enquête réalisée par l’Ifop à la demande de la filière agroalimentaire, 24 % des Français se déclarent flexitariens, c’est-à-dire soucieux de limiter leur consommation de protéines animales sans les exclure complètement de leur alimentation. À titre de comparaison, seuls 2,2 % des personnes interrogées se disent strictement végétariennes. L’écart est net : réduire la viande séduit très largement plus que la supprimer.
- 24 % de flexitariens déclarés
- 2,2 % de végétariens stricts
- Plus d’un Français sur deux dit avoir réduit sa consommation de viande depuis trois ans
Le prix, premier moteur du changement
Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas d’abord une motivation écologique ou éthique qui pousse les Français à revoir leur assiette. D’après l’enquête, le facteur économique arrive en tête des raisons invoquées, suivi par des considérations de santé, puis par les enjeux environnementaux et le bien-être animal. Une hiérarchie qui s’explique par le contexte de pouvoir d’achat contraint et la hausse du prix de nombreuses denrées ces dernières années.
Des achats de viande en repli au premier trimestre 2026
Les données publiées par FranceAgriMer confirment cette évolution sur le terrain : au premier trimestre 2026, les achats de viande des ménages pour leur consommation à domicile ont reculé de 3,2 % par rapport à la même période de 2025, avec une baisse de 2,2 % pour la seule viande bovine. Sur l’ensemble de l’année 2025, la consommation totale de viande avait pourtant progressé de 1,3 %, portée notamment par la volaille, tandis que la viande rouge restait quasiment stable. Cette photographie contrastée illustre une tendance encore fragile, sensible aux variations de prix comme au pouvoir d’achat.
Ce que cela change dans les rayons
Pour les distributeurs comme pour les industriels de l’agroalimentaire, cette montée du flexitarisme se traduit par une offre élargie : alternatives végétales, portions réduites de viande dans les plats préparés, ou encore mise en avant de labels de qualité pour les produits carnés restants. De quoi accompagner les consommateurs qui cherchent avant tout un équilibre alimentaire plutôt qu’un régime strict, dans une logique proche des préoccupations plus larges de santé et d’impact environnemental de l’alimentation.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un flexitarien ?
Un flexitarien est une personne qui cherche à réduire sa consommation de viande et de produits animaux sans les exclure totalement de son alimentation, contrairement à un végétarien ou un végétalien.
Pourquoi les Français réduisent-ils leur consommation de viande ?
D’après l’enquête Ifop réalisée pour la filière agroalimentaire, le motif économique arrive en tête, devant les considérations de santé, puis les préoccupations environnementales et le bien-être animal.
La consommation de viande baisse-t-elle vraiment en France ?
Les chiffres de FranceAgriMer montrent un recul de 3,2 % des achats de viande des ménages au premier trimestre 2026 par rapport à 2025, après une année 2025 en hausse de 1,3 % sur l’ensemble des segments.
Sources
FranceAgriMer — Linéaires — Ifop
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale