Le marché du meuble et de la décoration vit une bascule silencieuse. Pendant que les ventes de meubles neufs continuent de reculer en France, la seconde main s’installe durablement dans les habitudes d’achat, portée par des enseignes historiques qui n’hésitent plus à organiser elles-mêmes la revente de leurs propres produits.
Un marché du neuf toujours en repli
Selon les données de conjoncture de l’IPEA (Institut de Prospective et d’Études de l’Ameublement), relayées par la presse spécialisée du secteur, le marché français du meuble a atteint environ 13,8 milliards d’euros en 2025, soit un repli de 1,8 % par rapport à 2024. Le niveau d’activité de février 2026 restait supérieur de plus de 25 % en deçà de celui observé en 2021. Les notes mensuelles de l’IPEA montrent toutefois des signaux contrastés en 2026 : après une progression de 2,8 % en janvier, l’activité a de nouveau reculé en avril (-1,4 %) puis en mai (-6,9 %), avant un repli plus modéré de 0,8 % en juin.
La seconde main, nouveau pilier de la déco
À l’inverse, le marché de la seconde main progresse nettement. D’après un baromètre de l’institut iligo, 66 % des Français déclarent aujourd’hui acheter ou vendre des produits d’occasion, un marché jugé désormais stabilisé après plusieurs années de forte croissance. Sur le segment spécifique du mobilier et de la décoration, les volumes échangés auraient atteint environ 7 milliards d’euros en 2024, en progression de 12 % sur un an, ce qui représente environ 34 % de l’ensemble des achats de seconde main réalisés par les ménages français. Signe de l’ancrage de cette pratique, 71 % des Français indiquent ne voir aucun frein à l’achat de meubles d’occasion.
Les grandes enseignes prennent le virage
Face à ce basculement, les acteurs traditionnels de l’équipement de la maison ne restent pas spectateurs. IKEA a déployé des espaces dédiés à la revente et organise des vide-greniers solidaires dans plus de vingt magasins en France, tandis que Maison du Monde développe sa propre offre de reprise et de revente, présentée comme une « seconde chance » pour ses produits. Ces initiatives répondent autant à une demande des consommateurs soucieux de leur budget qu’à une pression croissante en matière de sobriété et de consommation responsable.
- Marché du meuble neuf : environ 13,8 milliards d’euros en 2025 (-1,8 % sur un an).
- Marché de la seconde main meuble et déco : environ 7 milliards d’euros en 2024 (+12 % sur un an).
- Le mobilier et la décoration représentent 34 % des achats de produits d’occasion en France.
- Des enseignes comme IKEA ou Maison du Monde intègrent désormais la revente à leur propre modèle.
Pour les ménages, cette évolution ouvre des perspectives concrètes : meubler ou redécorer un intérieur à moindre coût, tout en limitant l’impact environnemental lié à la production de meubles neufs. Pour les fabricants et distributeurs, elle impose de repenser un modèle économique encore largement construit autour du produit neuf.
Questions fréquentes
Pourquoi le marché du meuble neuf recule-t-il ?
Selon l’IPEA, l’activité du secteur reste sensible au contexte économique général et affiche des variations mensuelles marquées en 2026, avec un niveau toujours inférieur à celui de 2021, malgré quelques mois de rebond ponctuel.
Quelle part représente le mobilier dans le marché de la seconde main ?
D’après les données citées par les acteurs spécialisés du secteur, le mobilier et la décoration représentent environ 34 % des achats de produits d’occasion réalisés par les Français.
Les grandes enseignes participent-elles à la seconde main ?
Oui : IKEA propose désormais des espaces de revente et des vide-greniers solidaires dans plus de vingt magasins français, et Maison du Monde a lancé sa propre offre de reprise-revente.
Sources
Ameublement.com — Note de conjoncture IPEA
Le Courrier du Meuble — Marché du meuble en France, chiffres et tendances 2026
iligo — Baromètre seconde main 2026
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale